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FEVRIER 2012
LES ACTUALITES DU MOIS DE JANVIER 2012
Chers amis et Partenaires, l’ADENYA a le plaisir de vous présenter des informations et activités qui ont caractérisé le mois de janvier 2012.
EVALUATION DES REALISATIONS DE LA DEUXIEME ANNEE DES ACTIVITES DU PROJET PPIMA
Sous le financement de NPA(Norwegian People Aid), Le projet PPIMA (Public policy information Monitoring Advocacy) est un projet d’appui à la société civile et à la population dont le but est d’encourager les organisations de la société civile Rwandaise (OSCR) et les citoyens, afin de les aider à s’organiser pour s’engager efficacement dans le processus de formulation , de mise en exécution et de suivi des politiques gouvernementales et locales.
Rappelons que l’exécution des activités du projet a commencé en Octobre 2010 et pour le moment, nous venons de terminer la deuxième année. Avec le mois de Janvier 2012, il a été fait l’évaluation des activités du projet afin de voir le degré d’atteinte des résultats immédiats.
Le constat est que, les activités du projet PPIMA ont beaucoup contribués au changement des attitudes des agents qui offrent des services à la population ainsi que des autorités locales et maintenant, ces derniers sont devenus responsables et rendent compte de leurs activités à la population.
Grâce à la mobilisation des populations sur leurs droits d’accéder aux services publiques, beaucoup de gens sont capables de réclamer leurs droits à propos de la mauvaise qualité de services et de soulever les problèmes liés à la mauvaise exécution des projets publiques dans la zone d’action du projet PPIMA.
Grace à la formation sur l’évaluation communautaire connue sous le nom de la « Carte Modifiée Cotée par les Citoyens » ; les animateurs sont capables de faciliter des réunions populaires en présences des prestataires des services en assistant la population afin qu’elle parvienne à soulever les problèmes prioritaires à résoudre devant leurs autorités. Grace aux échanges avec les prestataires des services certains problèmes ont pu trouver des solutions notamment : des problèmes liés au retard dans la distribution des intrants agricoles, le problème lié au paiement de 200F pour les malades qui venaient au centre de santé pendant les week-ends. …,
L’autre problème qui a été résolu, était lié au manque de l’eau potable dans le centre de négoce de Kamirabagenzi, dans le Village de Nyabirondo, cellule de Muganza, secteur de Muganza et maintenant le centre a accédé à l’eau potable.
Etant donné que le plaidoyer n’est pas une activité qu’on réalise une fois pour toute, mais plutôt le processus, on va poursuivre l’assistance des citoyens, en particulier les groupes les plus vulnérables et plus pauvres pour pouvoir soulever leur voix afin que les services rendus aux citoyens soient améliorés.
AGRICULTURE
A. LA SAISON CULTURALE 2012A A ETE DEFICITAIRE N’A PAS REPONDU AUX EFFORTS FOURNIES PAR LA POPULATION.
Malgré les efforts investis par l’Etat dans le domaine de l’Agriculture techniquement et financièrement, pour que l’autosuffisance en denrées alimentaires soit garantie, ce domaine plus important que d’autres, a plusieurs fois été confronté par divers types d’handicapes liés principalement aux aléas climatiques qui la productivité de certaines cultures, la faible production et la hausse des prix de produits agricoles sur le marché.
Pour la saison culturale 2012A le Gouvernement rwandais a intervenu favorablement à la distribution gratuite de semences pour les diverses cultures et, en moitié, les engrais minéraux.
En district de Nyaruguru, ces subventions ont touchées un grand nombre d’ agriculteurs. Les cultures prioritaires étant le maïs, Haricots volubile et la pomme de terre.
Cependant, on remarque que la production reçue ou attendu pour cette saison ne va pas couvrir tous les investissements faits par les producteurs, car la productivité a été très faible.
Prenons comme exemple le centre semencier d’ADENYA.
Au cours de la saison culturale 2012A, comme à la coutumé, le centre semencier d’Agase a investi Principalement sur trois Cultures a savoir : le maïs e petit pois et la pomme de terre.
- § Pour le Maïs, sur une superficie de 2ha, plus de la moitie ne va donner aucun épis ; le reste va donner presque la moitié de la production que l’on attendait.
- § Pour le petit pois, sur une superficie de 1ha, on n’a récolté que 400kgs, alors qu’on attendait au moins 1500kgs.
- § Quant à la pomme de terre plantée sur 3,15 ha ; on n’a récolté que 45 tonnes alors qu’on attendait 60 tonnes de semences.
Comment faire pour pouvoir gérer l’insuffisance des semences et minimiser ses risques ?
Pour éviter la pénurie de semences au cours de la prochaine saisons culturale, nous encourageons les agriculteurs a se procurer de semences à temps, afin que la saison 2012B soit effectuée aussi à temps.
LA TROISIEME PHASE DU PROJET D’AGRICULTURE DURABLE EN NYABIMATA
L’agriculture durable (également appelée agriculture soutenable) est l’application à l’agriculture des principes du développement durable. Il s’agit donc d’assurer la production de nourriture, de bois et de fibres en respectant les limites écologique, économique et sociale qui assurent la durabilité dans le temps de cette production.
Le Rwanda, un pays caractérisé par un relief montagneux et vallonné, à des altitudes allant de 900 à 4 000 mètres avec une population vivant d’une agriculture de subsistance résultant de la culture sur les fortes pentes, la surexploitation des sols sans mesure de protection et les pluies abondantes (1 600 mm/an). Cela a pour conséquence une dégradation du milieu naturel, une diminution des rendements et une aggravation de la pauvreté.
C’est dans ce cadre qu’ADENYA en partenariat avec Frères des Hommes et grâce au soutien de la Région Pays de la Loire, ont pu développer dans le secteur de NYABIMATA, (district de NYARUGURU) dans les années 2008-2009 les techniques de terrassement progressif sur 5 collines (Rwerere, Ryarukara, Terimbere, Kabagondo et Kamushushwe), introduire des chèvres et des poules au sein d’une cinquantaine de famille, et former des familles à des techniques d’agro écologie.
Après ces interventions, une période d’une année s’est écoulée afin d’observer l’appropriation des techniques par les paysans et les impacts de cette intervention à moyen terme.
Des conclusions de l’enquête réalisée par Adenya auprès des habitants des collines ont mis en évidence que la production des paysans a augmenté et s’est diversifiée, que l’alimentation des familles de la zone est plus complète et que les conditions de vie des ménages bénéficiaires se sont améliorées.
C’est donc sur la base de cette évaluation qu’ADENYA et Frères des Hommes lance à partir du janvier 2012 la 3 ème et dernière phase de ce projet sur deux années pour soutenir les paysans de la zone afin que ces derniers s’approprient durablement ces nouvelles techniques et aussi de toucher de nouvelles familles.
Outre le renforcement de ces activités , le projet offrira aux paysans la possibilité de développer un système de conservation et un lieu de stockage et de vente des surplus et des produits transformés, la modélisation et le partage des pratiques en agri élevage et en aménagement des collines, des ateliers participatifs animés par un consultant qui permettront de créer un livret imagé pour diffuser largement les techniques d’aménagement des sols développées par ADENYA. Enfin, une étude de faisabilité pour la mise en place d’une radio rurale pour la diffusion de l’expérience auprès des collectivités locales, une dynamique socio économique positive au niveau du district, voire au-delà sera réalisée.
CREATION D’EMPLOI : PROMOTION OF CHARCOAL PRODUCERS’ ORGANIZATION PROJECT
Le projet de promotion des organisations des charbonniers a démarré ses activités vers en novembre dernier. Il opère dans deux districts de la province du sud à savoir Nyaruguru et Nyamagabe. Le projet couvre au total 6 secteurs que sont Busanze, Cyahinda et Rusenge en Nyaruguru ainsi que Kaduha, Mugano et Mushubi en Nyamagabe.
Ce projet pilote est financé par la banque mondiale avec sa contribution de 75% équivalant à 111,590 US Dollars. Les 25 % qui restent représente la participation de l’ADENYA qui sera donné surtout en nature.
Les objectifs du projet qui sont :
1. Organiser le secteur charbon pour qu’il soit soutenu et profitable aux intervenants
2. Economiser 30% du bois dans la production de charbon de bois par l’utilisation des techniques modernes de carbonisation
3. Facilitation de 6 coopératives des producteurs de charbon et leur inciter à jour un grand rôle dans l’application du plan d’aménagement forestier de district
Durant le mois de janvier 2012, l’activité principale menée a été l’identification des bénéficiaires directs du projet. Le projet compte toucher 120 charbonniers regroupés dans 6 coopératives. Chaque secteur aura une coopérative et au niveau de chaque district sera créée une union des coopératives de charbonniers.
Les principaux critères étaient :
1. Etre individuellement operateur dans le domaine
2. Accepter de travailler avec le projet
3. Accepter de travailler en coopérative
4. Habiter dans le secteur d’intervention
5. Etre intègre
6. Etre gender sensitive
Tableau synthétique de bénéficiaires identifiés :
| Secteurs |
Effectif des femmes |
Effectif des hommes |
| Kaduha |
3
|
17
|
| Mushubi |
4
|
16
|
| Mugano |
1
|
19
|
| Cyahinda |
3
|
17
|
| Busanze |
3
|
17
|
| Rusenge |
1
|
19
|
| Total |
15
|
105
|
Les 120 charbonniers identifies seront formes en techniques modernes de carbonisation et a leur tour ils vont former d’autres personnes intéressées au niveau de leur secteur respectifs.
En plus d’autres formation en matière de protection de l’environnement et la valorisation adéquate des produits du bois sont prévus en faveur de ce groupe. Les personnes formées, seront la lumière du reste des charbonniers dans le secteur.
Une identification de tous les intervenants du domaine charbon a été également faite en étroite collaboration avec les autorités locales.
Des réunions d’information et de sensibilisation de ces intervenants ont été tenues dans les 6 secteurs,
NYARUGURU : UNE FEMME A ETE TUEE EN PLEINE JOURNEE.
Dans le Secteur de Cyahinda, District de Nyaruguru, Province du Sud, il ait dit qu’il y a eu dans ces jours des tueries reconnues sous le nom de « Gusarura ou Guca amashu» (couper des têtes) de telle sorte que la population du dit Secteur et des Secteurs environnants s’inquiète de ce genre de tueries qui se fait en pleine journée. Beaucoup de gens témoignent qu’ils ont échappé belle dont un Prêtre de la paroisse et, qu’au cours du mois de Janvier 2012, une jeune femme, fille d’un certain SEMABUMBA ,a été tuée en plein journée laissant au monde un enfant. C’était à dix heure au moment où cette jeune femme qui était entrain de récolter le haricot a été rejoint par deux jeunes hommes dont le fils de Paul MANYEGE et qui l’ont directement coupé la tête. Son corps a été rejeté dans une vielle maison inhabitée qui été tout près. Et enfin ils se sont évadés. Après que cet acte ignoble a été reconnu dans les quatorze heures la population en collaboration avec les gens de sécurités (Police et Armée) ont entamé l’enquête et les coupables ont été appréhendés au moment ou ils étaient arrivés à Gatunda dans le Secteur de Busanze. Ces coupables qui n’ont jamais nié leur responsabilité dans la mort de cette jeune femme ont prouvé que leur équipe fait partie d’une grande chaine difficile à détruire.
A part cet acte, il ait dit qu’elle a été tuée après la mort d’une autre femme qu’on avait tué étant chez elle. Ainsi suite à ce drame, la population a eu peur de telle sorte que dans ces jours-ci, personne n’ose prendre le chemin étant seule.
Les Agents de sécurité en collaboration avec les autorités de base sont à remercier grâce aux efforts fournies afin d’appréhender ces malfaiteurs.
VOUS DEVEZ VOUS PRESENTER A LA STATION DE POLICE DEMAIN MATIN POUR REMETTRE CES MENOTES
Des informations circulantes disent que certains policiers de bas cadre ne se comportent pas bien devant la population au cas où ils exercent leur fonction et surtout dans les centres de négoces du milieu rural. Des témoins et victimes de ce genre de comportement sont là.
C’était dimanche le 29 Janvier 2012, au petit centre de négoce de MUJENI situé dans le Secteur de Nyabimata, vers 18 heures où deux policières de bas cadre se sont rendues sur le lieu où, les gens étaient entrain de prendre quelque chose à boire. L’un des gens reconnu sous le nom de BISETSA Célestin qui venait de sortir d’un cabaret, voyant de nouvelles figures a dit : Qui êtes vous ? Nous ne vous connaissons pas dans le quartier. (Elles portaient la tenue civile) .Au lieu de se présenter, elles ont dit « Les mains en haut ». A ce moment là, elles lui ont ligoté à l’aide des menottes. L’observateur du nom de MANIRAGABA Emmanuel qui était là aussi, dans son intervention, a demandé aux concernées la faute commise par cette personne, afin qu’elle soit ligotée avec les menottes. Lui aussi, au lieu de lui répondre, elles ont dit : Ne bouge pas et met les mains en haut ! » Et Il a été directement ligoté avec les menottes. Après ce théâtre, les policières leur ont demandé de rentrer tout de suite chez eux et de se présenter le matin au poste de police a Muganza,
Très tôt le matin, l’un des ligotés qui était accompagné par sa femme et qui rencontrait les gens avec les menottes, disait que pour lui c’était trop dur de passer toute la nuit disant que sa femme n’a pas pu sommeiller du fait qu’elle devrait s’occuper de ses bras.
Heureusement que, arrivant au poste de Police sise à Mutovu, le Commandant de la Police de cette station les a libellés après avoir trouvé des explications sans toute fois qu’ils soient informés de la vraie faute commise.
Et si les droits et libertés de ces personnes ont été bafouées par des gens qui avaient dans leurs responsabilités la charge de sauvegarder leur sécurité ! Qui trancherait